Tourisme: Plus d’aérien pour sauver Marrakech


IL y a péril sur les recettes touristiques. Le taux d’occupation des établissements hôteliers, véritable baromètre de Tourisme: Plus d’aérien pour sauver Marrakech Le déficit aérien pour la ville de Marrakech était estimé à 41% en 2013. L’offre actuelle, et même en tablant sur un remplissage à 100%, permettra à peine d’occuper 50% de la capacité hôtelière l’activité touristique, est en chute.
En 10 ans, il a perdu 24 points avec des conséquences fâcheuses sur les trésoreries des établissements. Malgré la reprise de 2013, le taux d’occupation est encore très loin des 60%, qui permettent une stabilité de l’activité touristique.
Et vu la capacité grandissante de la ville, les hôtels de Marrakech auront besoin de plusieurs années pour atteindre une rentabilité. Encore faut-il résoudre la problématique de l’aérien qui, aux yeux des opérateurs locaux, demeure le maillon faible.
Et une réaction efficace supposerait des démarches communes pour pallier le problème, pour sonder les compagnies aériennes, présenter les meilleures incitations et surtout s’appuyer sur une compagnie nationale impliquée dans le développement de l’aérien touristique. Jusqu’à maintenant, les actions pour la promotion de l’aérien restent limitées et individuelles et la team Marrakech impliquant aussi bien la RAM, l’ONMT, l’ONDA et le CRT, n’a jamais pu être mise en œuvre.
Pourtant, l’enjeu est important. La destination a besoin de plus de 70.000 sièges alors que l’offre actuelle ne dépasse pas les 32.550 sièges hebdomadaires.
En effet, la capacité hôtelière de la ville, de près de 66.000 lits a besoin d’un trafic aérien tout aussi conséquent. Et avec ses sièges actuels, et même en tablant sur un remplissage à 100% des rotations programmées (du quasi impossible), les flux aériens actuels permettront à peine d’occuper 50% de la capacité hôtelière.
D’un côté, l’offre en hébergement a connu durant les dix dernières années une croissance soutenue encouragée par l’Etat à travers des conventions d’investissement. Elle est en effet passée de 18.000 lits en 2001 à près de 66.000 lits, avec tendance à l’augmentation.
Soit une croissance annuelle de 10%. D’un autre côté, cette offre litière n’a pas été accompagnée d’une augmentation proportionnelle en termes d’arrivées touristiques «et ce en raison d’un déficit aérien et une insuffisance de budgets dédiés à la promotion et la communication institutionnelle», déplore le conseil régional du tourisme de Marrakech.
Et c’est ainsi que l’écart entre les capacités litière et aérienne se creuse chaque année, notamment face aux ouvertures d’hôtels à Marrakech, sans qu’une stratégie n’ait été établie, estime Ali Kasmi, directeur général de Travel Link, voyagiste spécialiste des marchés anglo-saxons et membre de la commission de l’aérien au CRT. En plus d’un plus grand nombre de sièges, Marrakech a besoin aussi d’une offre aérienne plus diversifiée.
Depuis, l’ouverture du ciel en 2003, l’aéroport de Marrakech Menara a enregistré une forte croissance et le nombre de ses passagers a presque triplé entre 2001 et 2013, en passant de 1.400.000 en 2001 à 3.832.000 en 2013. Les flux touristiques émanent des marchés européens, notamment du marché britannique. Cela grâce surtout à l’installation des compagnies low-cost comme Ryanair et Easy Jet.
Le revers de la médaille est que l’arrivée des LC s’est traduite soit par un retrait partiel des liaisons régulières, soit par une substitution de filiales sous forme du modèle low-cost et un important recul des vols charters qui ne représentent plus que 4% du volume des vols. Le régulier est, en revanche, en nette régression au moment même où Marrakech se positionne sur le luxe.
«Or, toute stratégie touristique ne pourrait aboutir sans une véritable politique aérienne avec un maillage plus dense comprenant low-cost, charter et Tourisme: Plus d’aérien pour sauver Marrakech L’Allemagne demeure le marché prioritaire pour les professionnels du tourisme qui y ont déjà identifié les aéroports cibles. Reste à réunir les moyens pour réaliser ces objectifs régulier», rappelle un professionnel de la place.
On en est encore loin à Marrakech. Malgré le retour timide en 2013 de compagnies comme Lufthansa, les fréquences programmées pourraient à tout moment être supprimées, surtout en l’absence d’une stratégie globale et de packages incitatifs.
Quant au fameux fonds régional de promotion pour Marrakech, présenté comme solution «miracle» à la problématique de l’aérien, ses actions demeurent confidentielles alors que sa démarche est partie du principe d’un soutien à l’aérien. Ce fonds, pour rappel, devait doter Marrakech d’un budget additionnel de 100 millions de DH sur une période de 4 ans.
Le Conseil régional du tourisme de Marrakech a même identifié des aéroports prioritaires en Allemagne, en Grande-Bretagne, en province française et à New York. En attendant la mise en place «réelle ou hypothétique» de ce fonds, les modalités d’affectation et le déblocage des budgets, la prochaine saison touristique d’hiver, dont les campagnes démarrent dès juin, risque d’être ratée.


Transport: Des chiffres en vert pour le trafic aérien …


L’activité du transport aérien affiche de bonnes performances à fin septembre 2013. Le nombre de passagers ayant transité par les aéroports nationaux a progressé de 7,8%, après une amélioration de 6,9% à fin juin, pour totaliser plus de 12,3 millions de passagers. 46% de ces passagers ont transité par l’aéroport Mohammed V et 22,9% par l’aéroport de Marrakech. Cette évolution est due essentiellement à la bonne tenue du trafic, qui a enregistré une augmentation de 9,3% au cours du troisième trimestre 2013.... idem pour le trafic du fret
S’agissant de l’activité fret, elle a enregistré une progression de 1,8% à fin septembre 2013, suite à de multiples hausses et améliorations affichées au cours des mois précédents, atténuant certains reculs constatés. Le fret international a, quant à lui, enregistré une stabilité en septembre 2013, après une croissance lente, mais constante, durant les derniers mois.

Marrakech au départ de Brest, des vacances à la carte !


Besoin d’idées pour s’évader ? L’aéroport Brest Bretagne nous propose de mettre en lumière une destination accessible en vols directs au départ de Brest. Cette semaine, le Maroc !
Cette année, les vols Brest-Marrakech sont opérés en vols réguliers par la compagnie Jetairfly, ce qui offre une liberté totale pour découvrir cette destination en autonomie. Pour autant, les voyageurs privilégiant le confort de solutions « tout compris » peuvent toujours réserver des offres « vols + séjours » auprès des tour-opérateurs Marmara et Salaün Holidays, ou en agences de voyages.
Quelle que soit la formule, un dépaysement total est garanti dès la sortie de l’avion, après moins de trois heures de vol. Les palmiers, les bougainvillées, l’ocre rosé des murs la ville et les neiges de l’Atlas en arrière-plan plongent le visiteur dans une expérience sensorielle immédiate. La découverte de la ville passe par quelques visites incontournables : la place Jemaa El Fna, les souks, les jardins de la Ménara, le palais de la Bahia, la Palmeraie, le jardin Majorelle, les tombeaux saadiens… Et pourquoi pas partir à la découverte de l’Atlas (à seulement 1h30 de route), ou encore du sud marocain ?
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